Prologue – Épisode 1 – Sortir du mode spectateur
Tu n’es pas “en retard”. Tu es juste bloqué dans un mode. Un mode où tu consommes, tu réfléchis, tu planifies… Mais tu n’enclenches pas. Dans cet épisode, tu vas mettre un nom sur ton boss invisible, puis le désarmer avec un mouvement simple : Une preuve visible en 10 minutes.
Outil prêt : Le PDF Prologue est disponible. Il réunit les 3 épisodes + les fiches d’action (Checklist Disciple, Carte Mentor, Choix d’Arc). Utilise-le comme un manuel : Lis l’épisode, fais la mission, coche tes preuves, avance.
Introduction – Le matin où tu réalises que tu “regardes” ta vie
Tu te réveilles. Pas avec une explosion de motivation, pas avec une mission gravée dans la tête… Mais avec ce geste devenu automatique : La main qui cherche le téléphone, le pouce qui glisse, l’écran qui s’allume comme une petite fenêtre vers le monde.
Et pendant quelques secondes, tu as l’impression d’entrer dans la journée. Sauf que tu n’es pas vraiment entré dans ta journée. Tu es entré dans celle des autres. Notifications, messages, vidéos, infos. Un bruit permanent, un flux rassurant. Comme si remplir le silence était déjà une forme d’avancer.
Tu te lèves quand même. Tu fais ce qu’il faut faire. Tu réponds, tu gères, tu avances. De l’extérieur, tout a l’air normal. Mais à l’intérieur, c’est flou. Parce qu’une petite phrase revient depuis un moment, discrète mais tenace, comme un refrain que tu n’arrives plus à étouffer.
“Je pourrais faire mieux.”
Et presque aussitôt, une autre voix arrive, plus douce, plus persuasive. Celle qui sait exactement comment te rendormir :
“Oui… Mais pas aujourd’hui.”
Alors tu recommences. Le matin passe, le midi passe, tu coches des trucs, tu fais de la survie déguisée en productivité. Puis le soir arrive, et avec lui cette scène que tu connais par cœur : Tu t’assois, tu souffles, et tu te promets que demain… Demain tu reprends.
Pour te “remettre dedans”, tu vas chercher de la motivation. Une vidéo. Un post. Une méthode. Un plan parfait. Pendant quelques instants, tu sens une étincelle. Et puis la fatigue retombe, la vraie vie reprend sa place, et l’étincelle n’a pas le temps de devenir une flamme.
Bienvenue dans ce que j’appelle le mode spectateur. Pas parce que tu es faible. Pas parce que tu es cassé. Mais parce que ton système actuel te maintient en pause. Et aujourd’hui, ton objectif n’est pas de “changer toute ta vie”. Ton objectif, c’est une seule chose :
Reprendre le contrôle.
Petit signe que tu lis au bon endroit : Si tu te reconnais, ce n’est pas une condamnation. C’est le premier réveil.
L’Appel du Destin – Le vrai boss n’est pas le manque de motivation
Le mode spectateur a un talent particulier : Il te fait croire que tu avances, alors que tu tournes en rond. Il te donne des sensations de progression à la place des preuves. Tu “prépares” ton comeback. Tu “te renseignes”. Tu “optimises”. Tu “attends d’être prêt”.
Et ça te soulage. Parce que tant que tu prépares, tu n’as pas à te confronter au réel.
Le réel, c’est l’action qui peut échouer. Le réel, c’est l’inconfort qui dure plus de dix minutes. Le réel, c’est le moment où tu peux te décevoir, où tu peux être vu, où tu peux découvrir que ce n’est pas si simple. Alors ton cerveau choisit une stratégie : Rester au bord de l’arène, regarder, analyser, consommer, et appeler ça “se motiver”.
Mais un héros ne devient pas héros en lisant des guides. Il le devient le jour où il accepte d’entrer dans l’arène, même imparfait, même fatigué, même en tremblant. Et le plus gros mensonge du spectateur, c’est celui-ci :
“Je commence quand tout sera clair.”
La vérité, c’est l’inverse : La clarté vient après les premiers pas. Tu ne comprends pas en restant immobile. Tu comprends en avançant.
Principe : Tu n’as pas besoin d’une “bonne journée”. Tu as besoin d’un premier pas, même petit, même maladroit.
Identification – Les 4 marques du Spectateur
Si tu reconnais deux éléments ou plus, ne détourne pas les yeux. Tu n’es pas en train de te juger : Tu es en train d’identifier ton boss. Et tant que tu ne vois pas le boss, tu ne peux pas le battre.
1) Tu consommes plus que tu ne produis
Tu regardes des contenus sur la discipline, tu lis des conseils, tu accumules des idées… Mais tu poses très peu d’actes concrets qui construisent ta discipline à toi. Tu te nourris de la force des autres sans fabriquer la tienne.
2) Tu repousses les décisions
Tu te dis “je verrai plus tard”, mais “plus tard” ne décide jamais. Chaque non-décision devient une décision par défaut : Rester pareil.
3) Tu te disperses
Tu veux tout changer en même temps. Résultat : Ton énergie se dilue, et au lieu de traverser une porte, tu restes dans un couloir rempli d’entrées ouvertes.
4) Tu vis en boucle
Tu as parfois l’impression d’avoir “bougé”, mais sur trois mois, six mois, un an… Tu retrouves le même décor. Et souvent, la culpabilité te pousse à te cacher encore plus dans la consommation.
Si ça pique, c’est normal. Ce qui fait mal ici, c’est l’écart entre “ce que tu veux” et “ce que tu vis”. Et cet écart, tu peux le réduire.
Le Dojo ne te juge pas. Mais il ne te laissera pas dormir non plus.
Pourquoi ça arrive – Le mode pause, ce n’est pas toi : c’est ton système
Tu n’es pas faible. Tu es coincé dans une mécanique. Ton cerveau veut éviter l’inconfort, l’échec, le regard des autres, l’effort qui dure. Et donc il prend une option facile : L’illusion de progression.
Regarder une vidéo sur la discipline donne une sensation de discipline. Planifier une nouvelle vie donne une sensation d’avancer. Écrire une liste, installer un outil, “préparer le plan parfait” donne une sensation de départ. Mais une sensation n’est pas une transformation.
Une transformation, c’est ce qui laisse une trace dans tes journées. Même quand personne ne te regarde. Pas une intention. Pas un plan. Une preuve.
Principe : Tu n’as pas besoin de te réparer. Tu as besoin d’un système qui te fait agir quand ton cerveau veut fuir.
La règle du Prologue – On ne part pas au combat sans carte
Dans Momentum, ta progression est une aventure structurée en Arcs. Un Arc, c’est un focus clair. Une cible. Une trajectoire. Mais avant de choisir où aller, il faut une chose :
Savoir d’où tu pars.
Pas une version idéalisée. Pas une version honteuse. La version réelle. Parce qu’un héros ne gagne pas parce qu’il se raconte une histoire parfaite. Il gagne parce qu’il voit le terrain tel qu’il est, puis avance dessus.
La lucidité, ce n’est pas être dur. C’est arrêter de te mentir pour enfin te donner une chance.
Mission du jour – Une preuve visible en 10 minutes
Objectif : Passer de “je veux changer” à j’ai fait une preuve.
Durée : 10 minutes. Règle : Une seule preuve, pas dix.
Étape 1) Note ton signal “spectateur”
Le moment où tu bascules en mode vide. Exemple : Tu rentres chez toi et tu scrolles. Tu dois écrire : “Mon signal : ____”. Court. Brut. Vrai.
Étape 2) Fais une micro-action 5 à 10 minutes
Corps : 10 pompes, 20 squats, 5 minutes d’étirement. Environnement : 5 minutes de rangement. Projet : 5 minutes sur le truc que tu repousses. Esprit : 5 minutes d’écriture “ce que j’évite + prochaine action”.
Étape 3) Coche la preuve
Un check ✅. Une note. Une photo. Un minuteur stoppé. Peu importe. Tu envoies un signal à ton cerveau : “J’ai agi.”
PDF Prologue : Ouvre le PDF et va sur la Checklist Disciple. Coche ta “preuve du jour” dedans. Ce n’est pas un détail : C’est la première pierre de ton identité.
Micro-exercice immédiat – Stop écran (2 minutes)
Pose ton téléphone. Respire. Pas pour être zen : Pour reprendre le contrôle deux minutes. Juste assez pour entendre ce que tu étouffes depuis des semaines.
Réponds honnêtement :
- Qu’est-ce que tu évites en ce moment ?
- Qu’est-ce qui te prend de l’énergie ?
- Qu’est-ce que tu sais que tu devrais faire, mais que tu repousses ?
Si une réponse apparaît, même vague, c’est parfait. Parce que ça veut dire une chose : Tu t’es vu. Et quand tu te vois, tu ne peux plus faire semblant.
Sources – Références utilisées
Aucune source externe citée pour cet épisode : Il s’appuie sur une synthèse pédagogique et des principes de mise en pratique.

